Du bruit et du silence.

De la pluie et du vent.

De la peur et de l'insouciance.

Le bruit de la mer qui frappe la falaise, se démène dans une gigue insensée.

Le silence. Pas celui qui se fait pesant, angoissant. Mais celui qui se veut rassurant, enveloppant, quiétude plutôt qu’inquiétude, lumière plutôt qu’ obscurité, rêve plutôt que cauchemar. État second qui vous laisse des heures durant dans la contemplation. Invitation à la méditation.

La pluie qui vide le ciel de sa tristesse. Nourrie de promesses.

Le vent qui décoiffe les hautes herbes, se joue de la chevelure des arbres aux branches agitées. Du rouge aux joues, des larmes dans les yeux qui ruissellent, des cheveux ébouriffés du diable qui jaillit de sa boîte.

La peur du vide, là, au bord de la falaise. Que cesse la pluie et tombe le vent. Que s'étiole la rêverie. Que tout rentre dans l'ordre.

L'insouciance qui anime l'être de la tête aux pieds. L'âme légère. Le corps abandonné. Moment d'enfance. La tête pleine de nuages. Les pieds ailés.

A l'évidence, un moment d'éternité…