J'ai une horloge biologique imperturbable que plusieurs mois hors du circuit du travail n'ont même pas déréglée. Alors, ce n'est pas un dimanche qui aura raison de sa vigilance.

Tôt réveillée, je tente de ruser mais ma tentative est vaine. Quelques étirements, respirations yoga et me voilà debout.

Il fait sombre. Le mois d'octobre est bien avancé. J'ouvre la porte-fenêtre et me glisse sur la terrasse. Un moment comme je les aime. Tout est calme dehors. C'est dimanche, n'en déplaise aux lève-tôt, il y a ceux qui font la grasse matinée. Tant pis pour eux, ils ne savent pas ce qu'ils ratent. Dans mon écrin de verdure, j'oublie même la proximité de la ville. Tout est calme. Un léger vent décoiffe la chevelure des arbres. Le chant des oiseaux m'accueille. Une aubade que j'imagine juste entonnée pour moi. J'écoute le silence. Il est profond. Puissant. Je m'en habille. Durant de longues minutes, je me blottis dans ce moment que je savoure pleinement. Il fait très doux.

Plus tard, je prends la route pour rejoindre mon stage de yoga. Du bonheur, encore et encore. La circulation est réduite à sa plus simple expression. Un plaisir. Quelques feuilles colorées se jouent du vert dominant des arbres. Le mois d'octobre est pourtant bien avancé. Je croise quelques lève-tôt. L'un qui promène son chien, l'autre qui court à petites foulées. Plus loin, un petit groupe de marcheurs, sac sur le dos. Le matin, se lève doucement. La vie bat d'un coeur serein et calme.

J'aime cette journée qui se lève en se donnant le temps…